J’oriente Mon avenir : Interview Yoann et Ona – ONATUREL

Un chat pour surveiller, mais quel métier font Ona et Yoann ?

Ona et Yoann sont à la fois en couple et producteurs de légumes biologiques en vente directe aux particuliers sur les marchés et en AMAP (associations proposant des paniers de légumes)

Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?

Pour notre intérêt pour la nature, l’écologie, les plantes et surtout pour le sens que ce métier représente au quotidien : nourrir des familles avec des produits de qualité sans prendre ou dégrader la terre sur laquelle nous vivons.

Comment êtes vous devenus maraicher ?

En faisant du ‘’woofing’’’, c’est à dire une sorte de stage où l’on donne un coup de main à un maraicher tout en apprenant son travail au quotidien. Ensuite, Il faut passer le BPREA : le Brevet Professionnel Responsable d’Exploitation Agricole en productions animales ou horticoles.

Quels sont les points négatifs et positifs de votre travail ?

Les 2 points négatifs sont le manque de temps libre et aussi les revenus modestes à la fin du mois. La reconnaissance des consommateurs, la connexion avec les saisons, notre terroir et notre village sont par contre des aspect positifs dans notre travail. Tout comme travailler en extérieur, faire ses propres choix en autonomie, apprendre de nouvelles connaissances, être utile, s’entraider entre producteurs...

Votre journée ou plutôt votre semaine type

Lundi  : récolte, et mise en sachet pour les paniers de légumes des AMAP. Mardi : plantation, entretien, culture. Mercredi : récolte, vente au marché (Ona), et entretien des cultures (Yoann). Jeudi : plantation, entretien des cultures. Vendredi : récolte, vente en AMAP et marchés. Samedi  : vente à la ferme de juin à octobre, travail au champ ou papier administratif.

Le conseilleriez-vous à vos enfants ?

Si on regarde seulement l’aspect financier, non. L’engagement n’est pas forcément à la hauteur de la rémunération. Mais est-ce que l’on veut gagner de l’argent ‘’bêtement’’ ou avoir une vie plus simple, avec du sens de la passion pour ce qu’on fait ? ». Et des maraichers, il en faut, et il en faudra de plus en plus.

Des conseils pour les jeunes générations ?

Acquérir de l’expérience en tant que stagiaire, allez voir les gens qui font un métier, des passionnés qui aiment parler de ce qu’ils font car il faut avoir conscience qu’on ne nous apprend pas toujours dans nos études la réalité du terrain du point de vue du quotidien et de l’aspect économique.

Menu